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SWITCH
Financé par l'Union européenne. Les points de vue et opinions exprimés n'engagent toutefois que leur(s) auteur(s) et ne reflètent pas nécessairement ceux de l'Union européenne. Ni l'Union européenne ni l'autorité chargée de l'octroi ne peuvent en être tenues responsables.
SWITCH – Numéro de projet : 101060483
Appel : HORIZON-CL6-2021-FARM2FORK-01-15 :
Transition vers un comportement alimentaire durable et sain
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Numéro de projet: 101060483
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Événement

A Montpellier, SWITCH a accompagné une promenade sensible « du champ à l’assiette ».

Le 27 mai 2026, le Musée Fabre de Montpellier, l'INRAE et la Métropole de Montpellier ont organisé avec le soutien de SWITCH un événement « art et science » : découvrir l’évolution des systèmes alimentaires de Montpellier et sa région depuis le 19ème siècle à travers les œuvres du Musée . Une déambulation guidée à deux voix, croisant histoire de l’art et sciences agronomiques: David Cabot, guide-conférencier du Musée, et Jean-Marc Touzard, chercheur INRAE.

Les tableaux de Frédéric Bazille, peintre pré-impressioniste de Montpellier, ont d’abord plongé les visiteurs dans l’histoire de la spécialisation viticole qui a marqué le 19ème siècle : les traces d’une polyculture élevage méditerranéenne sont encore présentes, par exemple dans le célèbre tableau « vue de village » (1862), en arrière-plan de la fille du régisseur du domaine de Méric, propriété du père du peintre, par ailleurs botaniste à l’université de Montpellier. Mais toute la plaine autour de Montpellier est devenue un « océan de vigne » comme le souligne son tableau « étude pour la vendange » (1868) ou déjà celui de Courbet « La tour de Farges » (1857).

Au 19ème siècle, à Montpellier l’alimentation reste fondée sur la consommation du pain, complétée par le vin rouge, des légumes secs, oignons, courges et fruits et légumes de saison...C’est ce qu’évoque la série de natures mortes de Laurens (1850), Bonvin (1858) ou Matisse (1904). Mais comme partout en France l’alimentation se diversifie peu à peu, devient plus carnée, s’urbanise, est approvisionnée par le marché national et le chemin de fer.

Les transformations de l’agriculture et de l’alimentation s’accélèrent au 20ème siècle comme le montre la série de tableaux de Hugo (1930, 1933, 1950, 1978). Mécanisation, motorisation, puis arrachage de vignes après les années 1950, pour laisser la place à une urbanisation croissante... Aujourd’hui, dans un contexte de polycrise (climatique, économique, sociale...), les vignes du Languedoc sont arrachées pour retrouver une diversification de l’agriculture et la reconnecter au système alimentaire de Montpellier. C’est un peu la fin de deux siècles de spécialisation viticole, qui se renouvellent grâce à des initiatives agroécologiques qu’étudie et accompagne le projet SWITCH. Parcourir les œuvres d’un musée peut aussi questionner les transitions agricoles et alimentaires actuelles !